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Recherche Ma famille naturelle Poème à ma mère
Pour me rejoindre Ginette Lessard nom fictif est Marie-Herméline Mercure Photo et la pièce manquante
Date de naissance 3 mai 1952 à Hôpital St-Joseph de Québec
Détails de ma recherche placée le 21 janvier 2009

 Mon nom fictif est Marie-Herméline Mercure née le 3 mai 1952 à l'hôpital St-Joseph de Québec.

Ma mère avait 38 ans, elle avait eu d'autres avant moi. Elle avait 5 soeurs, 1 frère. Sa mère avait 68 ans et son père est décédé à 47 ans d'une ambolie.

Mon père naturel avait 40 ans  et originaire de la région de Québec.

 

 Ma marraine de baptême se nommait Pâquerette St-Pierre, l'aumônier de la crèche se nommait Edgar Lemay (j'ai eu ces informations-là au Palais de justice de Québec. Voir le soulignement.) Pour les autres non-soulignés c'est les renseignements du Centre de jeunesse de Québec.
 
Mon numéro de dossier est 20874. J'ai été transférée à la crèche St-Vincent-de-Paul de Québec le 11 mai 1952. C'est le Dr Alfred-Louis Destrempe, le médecin accoucheur de ma mère et le Dr Jean-Charles Claveau pédiatre de la crèche.
 
Mon père venait de la région de Québec soit: Montmagny. Lévis, Thethord-Mines, Ste-Marie (Beauce), St-Georges(Beauce), St-Joseph(Beauce), Lac Etchemin, Charlevoix, Québec Métro, Donnacona.
 
Ma supposée mère a été contactée par le Centre de jeunesse de Québec par lettre datée du 17 octobre 1984, donc, le 25 octobre, mon supposé frère a pris connaissance de son courrier. le jour même; ma supposée a contactée l'intervenante sociale au sujet de ma demande et malheureusement elle a renié de m'avoir mise au monde. J'ai su par l'entremise du Centre de jeunesse de Québec, que ma mère serait encore vivante, mais il y'a aucune ouverture de leur part de rentrer en contact avec elle. 
 
Aussi, je t'envoie le poème de ma mère.
 
Je te remercie beaucoup Denise de ton aide et ta grande générosité et au plaisir de recevoir de tes nouvelles.
 
Ginette Lessard

 

 

La pièce manquante du casse-tête

Carole le Hirez par Carole le Hirez

Article mis en ligne le 10 avril 2007 à 16:00
 

Ginette Lessard montre un cliché d'elle prise à l'âge d'un an, une des premières photos de bébé dont elle dispose. (Photo: Jacques Pharand)
 
La pièce manquante du casse-tête
Depuis l'âge de 20 ans, Ginette Lessard recherche activement ses parents biologiques. Une quête qui a pris toute la place dans sa vie pendant bien des années. «Je fouillais partout. Tout tournait autour de cela. C'était devenu envahissant», confie la résidente d'Ahuntsic.
Pour parvenir à ses fins, elle s'est parfois transformée en véritable enquêtrice, n'hésitant pas à cogner aux portes. Elle a donné des dizaines d'entrevues dans les médias dans l'espoir de déclencher un signe de la part d'un membre de sa famille naturelle ou de quelqu'un qui aurait connu ses parents biologiques. Ses démarches sont demeurées vaines.

Ses recherches ont débuté au décès de ses parents adoptifs. Le besoin de retrouver ses racines se fait alors pressant, même si elle savait depuis l'âge de huit ans qu'elle avait été adoptée. Au Centre jeunesse de Québec, elle obtient quelques maigres renseignements inscrits sur un formulaire administratif.

Elle est née le 3 mai 1952 à l'hôpital St-Joseph de Québec sous le nom de Marie Hermeline Mercure. Sa mère était âgée de 38 ans à sa naissance et avait déjà cinq autres enfants. À six jours, elle a été transférée à la crèche St-Vincent-de-Paul, où elle a été confiée en adoption.

Pour tenter de localiser ses parents biologiques, elle est allée jusque devant la cour d'appel afin d'obtenir le droit que sa mère soit informée de ses démarches pour la retrouver. Mise au courant, celle-ci a toutefois nié être la bonne personne, mettant ainsi un terme aux espoirs d'éventuelles retrouvailles. Un refus qui a été vécu comme un deuxième rejet par Mme Lessard.

«Ma vie n'a pas commencé le jour où j'ai été adoptée, déclare-t-elle. Il me manquera toujours une pièce du casse-tête, celle qui correspond au début de mon histoire.» Depuis, Mme Lessard continue à espérer qu'un jour quelqu'un se manifestera et que le téléphonera sonnera pour lui donner des nouvelles.

Aujourd'hui, elle déclare avoir trouvé une certaine sérénité. Plutôt que de continuer à remuer ciel et terre, elle a choisi d'accompagner les autres, notamment en créant une antenne du Mouvement Retrouvailles dans la région de Sherbrooke, où elle a vécu durant plusieurs années.

«Certaines mères ne savent pas où s'adresser et ignorent que les recherches peuvent se faire de manière anonyme. D'autres ont peur que l'enfant les fasse sentir coupable. Elles ont fermé le tiroir sur le passé et un jour l'enfant cogne à la porte.» Afin d'aider ceux qui mènent le même combat, elle met la dernière main à un ouvrage qui racontera son histoire et livrera des témoignages d'autres personnes en quête d'un membre de leur famille.

Source : http://www.expressoutremont.com/article-93411-La-piece-manquante-du-cassetete.html

 

Ma mère

 

Dans les rues.

Je cherche à voir ton visage.

Où vais-ne le trouver?

 

Toi ma mère.

Toi mon inconnue.

Je te cherche depuis tant d’années.

Combien de temps me faudra-t-il.

Pour voir ton visage de mère ?

 

Toi qui as tant souffert.

Toi qui m’a aimée et pleurée.

Je sens ton sang à travers moi.

 

Tu es si belle.

Si mystérieuse.

Aurais-je le droit.

De te voir un jour ?

 

Ne me refuse pas cette joie.

Je t’aime sans t’avoir connue.

Répond à mon appel.

L’appel de ton sang.

J’ai mal sans toi.

 

Ah! Que j’aimerais te connaître.

Toi ma mère.

Toi mon inconnue. 

 

Ginette Lessard